Notre Défi
Pour Vahatra, le défi consiste à être plus impliqué dans la conservation et la gestion de l’extraordinaire biodiversité de Madagascar grâce à une étroite collaboration avec les organisations gouvernementales et non gouvernementales. Pour ce faire, l’association conduit des inventaires biologiques et des recherches sur le terrain pour obtenir des informations à jour, et travaille ainsi pour la formation des relèves.
Nos missions
“Développer un programme d'enseignement et de recherche axé sur la
biodiversité
de Madagascar et l’avancement des scientifiques de terrain nationaux bien formés dans les aspects modernes de la biologie de conservation. Ces étapes sont primordiales pour permettre à cette île de
protéger ses ressources biotiques uniques.
”
Historique.
Vahatra est une association établie dans le système légal de Madagascar. Sa dénomination signifie “racine” dans la langue nationale malgache. Elle a comme mission:
- De contribuer à l’amélioration de la connaissance sur la biodiversité malgache en vue de la mieux gérer et de conserver.
- De mettre en oeuvre un programme basé sur la formation pratique en écologie, en biologie et en biologie de conservation pour les jeunes scientifiques naturalistes et biologistes malgaches.
Dans ce sens, Vahatra continue de faire des inventaires biologiques, de recherches sur le terrain et de travailler avec les étudiants universitaires diplômés.Cette association est l’évolution naturelle d’un projet du WWF à Madagascar intitulé « Ecology Training Program » (ETP), dont la philosophie de base est le développement et le renforcement de capacité des nationaux malagasy en écologie et en biologie de conservation. Ce projet a été initié en 1991 au sein du WWF pour faire progresser les étudiants diplômés malgaches travaillant dans le domaine de la science de l'évolution et de la conservation, en particulier la faune terrestre. Le programme a également eu un impact positif majeur sur l'accroissement de la connaissance du biote unique et de haute endémicité de l'île. Il n'est pas exagéré d'affirmer qu’ETP était une force motrice pour le développement du capital humain à Madagascar dans le domaine des études de la systématique, de la biologie et de l’écologie de la diversité biologique animale de Madagascar. Aussi, puisque des informations à jour sur le biote malgache ont commencé à être disponibles, la prise de décision pour développer la gestion et la planification de la conservation ainsi que l'identification de nouvelles aires protégées étaient fondées sur de solides connaissances scientifiques à venir en hausse par rapport à l'évaluation biologique. L’ETP a joué un rôle important dans ce sens.
En 2007, au moment aù Vahatra est devenu indépendant, ETP a participé à l’obtention de diplômes de haut niveau pour plus de 75 étudiants malgaches dans le système universitaire national dans les domaines de la zoologie, l'écologie ou la biologie de la conservation et plus de 250 étudiants ont reçus des formation en science de la conservation sous forme de séminaires universitaires ou sous forme de « field school ». En outre, les données obtenues au cours des inventaires sur le terrain dans plus de 400 sites a abouti à la découverte de plus d’une cinquantaine de nouvelles espèces d'oiseaux, de mammifères, de reptiles et d'amphibiens, ce qui a conduit à la publication de près de 500 articles scientifiques. Ce travail a été crucial dans l'établissement des priorités en matière de stratégies de conservation liées au système d'aires protégées de l’île.
Etant donné que les objectifs de conservation et de gestion de la biodiversité a révélé d’une part qu’auparavant, il y avait un manque des ressources humaines et nationales ayant une bonne connaissance de la biodiversité et d’autre part que les données disponibles sur cette diversité biologique sont très pauvres, l'ETP est devenu le principal véhicule pour l'éducation des scientifiques malgaches avec la base nécessaire leur permettant de faire d’importantes contributions pour la science et pour l'avenir des efforts pour la conservation dans leur pays. La majorité des diplômés associés au Programme de l'ETP ont obtenu des postes importants dans les gouvernements et les organisations non gouvernementales et plusieurs ont conservé un fort intérêt professionnel dans la biologie de la conservation, y compris dans le cadre de la recherche et de l'enseignement.
Pour assurer la continuité de ce succès, nous avons pensé que la prochaine étape logique dans l'évolution de l'ETP était de devenir une organisation indépendante, dirigée par des diplômés formés au sein de l’ETP pouvant créer des programmes visionnaires dans un contexte malgache. Pour répondre à cette attente, ETP a été remis à l'Association «Vahatra » en septembre 2007. Un groupe d'anciens diplômés de l’ETP, qui font maintenant partie du système universitaire malgache, dirige Vahatra, qui continue d’assurer une partie du mandat de l’ETP : l'avancement des biologistes de conservation malgaches et la recherche sur le biote de l'île. En outre, Vahatra dispose de plusieurs nouveaux programmes, dont un programme de recherches sur le terrain pour comprendre l'impact des changements climatiques sur les vertébrés terrestres vivant dans les régions montagneuses de l'île.
ETP est sorti du nid et s’est envolé de ses propres ailes. L’Association Vahatra . est rapidement reconnue par les organisations gouvernementales et non-gouvernementales comme étant un des premiers groupes à promouvoir une recherche scientifique de qualité dans le domaine de la biologie de l’évolution, de la biologie de conservation et de l’écologie.
Membres de l'association
Les différents objectifs de Vahatra sont particulièrement ambitieux et les différents membres de Vahatra essaient de trouver comment parvenir à ces objectifs. La présence de personnes ayant des expériences et des spécialités différentes au sein de Vahatra est indispensable.
Comité De Conseil
C’est dans le but de viser plus loin, avec plus …
Scientifiques
Ce sont les membres fondateurs de l'association.
Étudiants
Les étudiants inscrits dans le système universitaire malgache, en particulier …
Personnels
Le personnel actuel comprend sept personnes
Du President de Vahatra
Voahangy Soarimalala
Achille P. Raselimanana
L’année 2025 s’inscrit dans la continuité des actions menées par l’Association Vahatra en faveur de la recherche scientifique, du renforcement des capacités et de la conservation de la biodiversité à Madagascar, tout en étant marquée par une transition au niveau de la présidence de l’association.
Dans ce contexte, je tiens à exprimer ma sincère reconnaissance envers Achille Raselimanana, Président sortant de Vahatra, pour son engagement et son travail au sein de l’association durant ses dix-sept années de mandat. Grâce à sa vision, à son engagement constant et à son leadership, Vahatra a su consolider sa position en tant qu’acteur de référence dans le domaine de la biodiversité, en particulier en matière de recherche scientifique, de formation et de valorisation du patrimoine naturel malgache. Sous sa présidence, l’association a produit des résultats scientifiques reconnus, renforcé les capacités humaines et techniques, et développé des collaborations durables avec des partenaires nationaux et internationaux.
C’est dans un esprit de continuité que j’ai l’honneur de lui succéder à la présidence de Vahatra. Je suis pleinement consciente de la responsabilité qui m’est confiée et je m’attacherai, avec l’ensemble des membres de l’association, à poursuivre et à renforcer les actions existantes, tout en cherchant à les approfondir et à en accroître progressivement leur portée. Au-delà des activités présentées dans ce rapport, l’année 2025 a permis ainsi de préciser des orientations majeures qui guideront les actions futures de Vahatra et auxquelles l’association entend accorder une attention renforcée. D’abord, Vahatra s’attachera à intensifier la valorisation des connaissances scientifiques comme outils de partage du savoir, d’éducation, de sensibilisation, d’éducation environnementale et de promotion de l’écotourisme. Cet effort se traduira notamment par le développement et la diffusion de guides scientifiques et pédagogiques destinés tant au grand public qu’aux acteurs locaux, afin de favoriser une meilleure appropriation des savoirs et une mise en valeur durable du patrimoine naturel. Ensuite, l’association entend renforcer ses actions en matière de restauration écologique communautaire, appuyées par une assistance scientifique structurée. Cette approche, illustrée notamment par les initiatives menées dans la Réserve Spéciale d’Ambohitantely, vise à renforcer l’implication des communautés locales tout en consolidant les bases scientifiques des actions de restauration des écosystèmes. Enfin, Vahatra prévoit de développer davantage les recherches fondées sur les interactions entre les disciplines sociales et scientifiques, dans le cadre d’une vision élargie du concept « One Health ». Cette approche intégrative constitue un axe important que l’association souhaite renforcer, en particulier au regard des travaux portant sur les liens entre la faune sauvage, les animaux domestiques et la santé humaine, notamment en ce qui concerne les risques de transmission de maladies par des agents pathogènes.
L’année écoulée met en évidence la diversité des initiatives portées par Vahatra, depuis le soutien à la production scientifique et à la formation de la relève jusqu’aux actions de conservation, de restauration écologique et au développement de collaborations à différents niveaux. L’ensemble de ces initiatives repose sur un effort collectif fondé sur la rigueur scientifique, le partage des connaissances et une présence continue sur le terrain, soutenue par un appui administratif essentiel.
Je souhaite enfin exprimer ma reconnaissance envers toutes celles et tous ceux qui contributent, directement ou indirectement, aux activités de Vahatra. Cet engagement partagé permet à l’association de poursuivre sa mission et de consolider progressivement son rôle. Ensemble, nous continuerons à œuvrer en faveur d’une science exigeante et utile, au service de la conservation de la biodiversité, du renforcement des capacités des jeunes chercheurs et de l’attention portée à la santé humaine.

